Dimanche 11 janvier 2009
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des ailes invisibles.
Je donnerais tout pour pouvoir voler, oui, m'envoler loin de mon propre encéphale. Cervelet devrais-je dire.
Pour pouvoir flotter, il faut être légère comme une plume.
Pour pouvoir planer, il faut se fermer les yeux, et y croire bien fort.
Pour pouvoir atteindre un nuage, il ne faut jamais se désespérer. Toujours sourire.
Bahh mais on s'en fout de la nature de ton sourire. Forcé ou pas, les gens ne se méfient pas lorsque tu souris. Alors montre-nous ces belles dents qui ne servent plus qu'à mâcher de la gomme
zéro et crois-y bien fort. Pousse ce son qui dégringole de ta gorge, pousse-le bien fort. Rire c'est rassurer les autres. Si tu vas bien, tu vas comme tout le monde, et tout le
monde va comme toi, qui au fond, va mal. L'important c'est que tu te fondes dans la masse. Fondre, comme neige au soleil. Parce que si toi tu fonds et que tu te confonds à l'aspalte et
à tous ses petits grains, moi je pourrai briller, et moi je fondrai véritablement, et moi j'y croirai bien fort, et moi je me rapprocherai de mon nuage.
Pour pouvoir flotter, il faut être légère comme une plume.
Peut-être que mon anorexie me rattrappe, encore une fois.
Nous verrons.
Callie.
Dimanche 11 janvier 2009
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Je perds mon âme lorsque je tente de reproduire la réalité. Elle s'enfuit dans ma reproduction.
Reproduction.
Moi, les jambes écartées et les lèvres déjà rosées, je mouille devant sa perplexité. Parce que, moi, j'en ai plein la gueule, et que
c'est mon Lui qui m'en met plein la gueule. Liquide blanchâtre gluant et suintant. Erf. Ça me manque, toutes ces dégueulasseries. Quatre jambes entremêlées, deux sexes chauds,
deux langues tortillées, quatre mains frémissantes, et tout mon Amour. Tu te souviens, il y a un an et deux mois?
Étranges battements de coeur en canon.
Incompréhensibles suintements, agréable intimidation.
Tu es mon pays. Tant que ce vin euphorisant coule dans ton aorte, je continuerai à m'abreuver à ce fleuve semblant sans fin.
Ivresse .
Et tant que mes grasses cuisses accepteront de recevoir ta langue et ton sexe frémissant, tant que ton sexe frémissant acceptera de déchirer
mes grasses cuisses, tant que nos pupilles vondront chercher la lumière dans les yeux de l'autre, je resterai.
Tant que tu me montreras que tu es aussi heureux qu'au début.
Je resterai.
Je resterai.
Je te suivrai même.
Je ferai en sorte que Loin des yeux, loin du coeur, ne s'applique pas.
Tu sais, La Balançoire est une position du kamasutra. On se balance, et on ne tombera pas. Et si on tombe, on le fait ensemble.
Promis. Tant que tu veux être ma balançoire, je resterai.
Je resterai.
Baise-moi. Frappe-moi. Embrasse-moi. Aime-moi. Baise-moi. Et surtout, fais-moi l'amour. Et frappe-moi. Embrasse-moi.
Aide-moi à me fuir.
Et je resterai.
À pleine gueule, aide-moi.
Et je resterai.
Laisse-moi t'explorer pour m'oublier.
Laisse-moi t'exploiter pour m'oublier.
Laisse-moi te l'ordonner.
Juste pour oublier cette explosion cérébrale que je suis.
Puisses-tu m'aider à me réinventer.
À pleine gueule, aide-moi.
Et je resterai.
Peins-moi.
Écris-moi.
Imagine-moi.
Baise-moi.
Invente-moi.
Pour que je soie comme tu voudrais que je soie.
Mais tu aimes l'explosion cérébrale que je suis.
À pleine gueule, aide-moi.
Je me fouts de savoir si tu veux de moi.
Mais reste.
Je t'aiderai à te fuir.
Mais reste.
Et à pleine gueule, je t'aiderai.
Mais reste.
Reste.
Laisse-moi te l'ordonner.