Les Faux-Monnayeurs, de Gide. extrait.

Publié le par Callie

« Entre l'aimer et m'imaginer que je l'aime - entre m'imaginer que je l'aime moins, et l'aimer moins, quel dieu verrait la différence? Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire. Et, s'ils suffit d'imaginer qu'on aime, pour aimer, ainsi suffit-il de se dire qu'on imagine aimer, quand on aime, pour aussitôt aimer un peu moins, et même pour se détacher un peu de ce qu'on aime... »

Publié dans Extraits d'autres.

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Jer 28/01/2009 16:15

Bien écrit! Difficile de distinguer le vrai du faux quand il s'agit de sentiments.
Malgré tout, on peut se dire imaginer aimer (alors qu'on aime) afin de mieux se détacher, il n'en reste pas moins qu'on aime. Et si d'autres n'en font pas la différence, on ne peut se le cacher à soi même.

Merci de tes passages !
Bien à toi !
Jer

Cynthia 26/01/2009 12:39

Ainsi une réponse à ma question.
Tant de merde embue mes yeux que je peine à discerner le vrai du faux sublimé.

Ma hargne étrangle ma gorge qui se lie.
Bel extrait cependant, parole d'une soit disant étudiante en lettres prometteuse... Soit disant.

Bien à toi.